Comment nettoyer son diatonique

Je vous avais déjà parlé du grand nettoyage de printemps de l’accordéon (voir PA 17, comme le temps
passe ! ou trucs et astuces sur diato.org) mais quel ne fut pas mon étonnement lors du démontage de cet
instrument pour nettoyage !

Bref, une fois mon étonnement passé,
je me suis mis au boulot et j’ai nettoyé
tout ça, intérieur comme extérieur.
Mais d’où venaient ces tonnes de
poussière ?
… de la housse, dont la mousse se
délitait. Une vieille housse en skaï,
avec une doublure en tissu noir à
l’intérieur et une couche de mousse
d’un demi centimètre entre skaï et
doublure… C’est cette mousse qui se
décompose avec le temps (la housse
a entre 10 et 15 ans), le fond en est
couvert… et bien sûr l’accordéon s’en
est pris une bonne dose !
Conclusion :
1 – Il faut faire le « ménage » 1 ou 2 fois
par an, le propriétaire de ce diato s’en
serait aperçu bien plus tôt.
2 – Méfiez vous des vieilles housses…
euh, mousses.

 

Pour nettoyer un soufflet, comment dois-je faire ?


Le brosser s’il est sale… Les plis de soufflet sont des nids à poussière. Rien ne vaut l’aspirateur avec l’embout « brosse »…

Tant que vous y êtes, dépoussiérez aussi l’accordéon en entier (voir le truc : « grand nettoyage de printemps ») ainsi que sa boîte (ou sa housse).

Une fois bien dépoussiéré, vous pouvez éventuellement nettoyer les endroits souillés avec une éponge légèrement humide, mais attention à ne pas détremper le soufflet, ce n’est que du carton…

Laissez bien sécher (24 heures, endroit ventilé) avant de jouer si le soufflet a été mouillé.

Et… changer les bandes d’usure si besoin, mais ça , c’est une autre histoire et beaucoup plus de temps ! (voir le truc : « changer les bandes d’usure »)

 

Un accordéon diatonique doit être posé sur ses pieds !

Savez-vous que votre accordéon a des pieds ? Mais si, mais si, cherchez bien… Le côté des basses est fait pour que l’accordéon soit posé dessus, donc on y a naturellement mis des pieds. Pourquoi des pieds ?

Parce qu’à l’intérieur de l’accordéon, il y a des peaux (ou cuirs) qui sur chaque anche font l’étanchéité. Si l’accordéon n’est pas posé sur ses pieds, les peaux se laissent aller vers le bas et se recourbent ou se vrillent, à cause de la dure loi de la pesanteur. Les cuirs déformés font du bruit, ronflent ou grésillent, surtout quand on joue doucement.

Tandis que si vous le posez sur ses pieds, les cuirs pendront naturellement vers le bas. Ainsi, ils n’ont aucune raison de se déformer, et ils durent plus longtemps. Et les peaux des basses ont un ressort qui aide le cuir à rester bien droit ! Et en plus, les pieds évitent de rayer le dessous de l’accordéon lorsqu’on le pose… Un petit truc : dans votre voiture, mettez la boite d’accordéon coincée debout derrière le siège conducteur!

Les bretelles

Les bretelles, pour être efficaces, doivent être bien réglées. La plus longue pour l’épaule droite, la plus courte pour la gauche.

Ensuite, les bretelles se règlent au milieu. Les réglages ne se font qu’à cet endroit. Les sangles du dessus et du dessous ne servent qu’à attacher les bretelles à l’accordéon. Régler les bretelles à cet endroit a plusieurs désavantages. Il faut savoir que le cuir va s’user tout doucement sur le métal des attaches. Si vous avez réglé les sangles au maximum, c’est à dire au dernier trou, vous ne pourrez plus déplacer le point de rupture en dehors du cuir usagé. De plus, serré au maximum, le cuir risque d’abîmer le bois de l’accordéon.

La température et l’accordéon diatonique

Les accordéons craignent particulièrement les différences de température. La chaleur comme le froid peuvent causer des problèmes, voire abîmer irrémédiablement votre instrument.

Le froid, d’abord : un instrument froid doit, avant d’en jouer, être ramené à une température ambiante normale. Pour le réchauffer, il faut l’ouvrir et le fermer plusieurs

fois avec la soupape ouverte, et le laisser se réchauffer un quart d’heure en répétant plusieurs fois cette opération.

La chaleur : beaucoup plus dangereuse, il faut absolument éviter de laisser l’accordéon dans un endroit trop chaud. Beaucoup de pièces, notamment les anches qui produisent les sons, sont collées à la cire, et la cire fond aux alentours de 70°. Cette température est facilement atteinte dans une voiture en plein soleil. Mais des températures moins extrêmes causent aussi des dégâts, moins graves il est vrai.

Ramener l’instrument à une température normale par la même méthode que lorsqu’il est froid.

Si vous devez absolument emporter votre instrument dans des conditions extrêmes (concert au Sahara ou camping à St Chartier, par exemple), emballez-le dans une couverture de survie et mettez-le dans sa boite, elle-même à l’abri du soleil direct. Pensez-y l’été !

Et l’humidité : rien de tel pour décoller le bois ou les cuirs, et faire coller les touches de clavier… donc stockez votre instrument dans un endroit sec, à température ambiante (non, pas la chaufferie !).

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